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Résumé :
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La Belgique va connaître pendant la seconde moitié du XXième l'émergence d'une question politique importante : la revendication de la dépénalisation de l'avortement. Sous l'impulsion des mouvements féministes des années 70, dits "néoféministes", cette question va être amenée à être enfin débattue en public. Cependant, si l'on enquête sur cette revendication, un même nom revient immanquablement, celui de Willy Peers et non ceux des actrices féministes de l'époque. Alors qu'en France, ce sont des noms de femmes qui sont cités en premier lieu lorsque l'on évoque l'avortement. Pourquoi cette différence ? A partir de sources essentiellement orales et de témoignages consignés par écrit, ce travail de fin d'études tente de distinguer les logiques internes des deux acteurs de la revendication de la dépénalisation de l'avortement : les néoféministes et les médecins. Il essaye aussi de comprendre comment s'est effectué le passage d'une vision féministe à une vision de santé publique pour conscientiser et mobiliser l'opinion publique.
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