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Résumé :
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Le délai légal de l'IVG en France est de 16 semaines d'aménorrhée (SA) et la méthode médicamenteuse est recommandée jusqu'au terme de 9 SA. Cette méthode consiste en la prise de mifépristone, puis 24 à 48h après de misoprostol. A un âge gestationnel très précoce, les soignants peuvent être réticents à pratiquer l'IVG, de crainte de ne pas pouvoir exclure une grossesse extra-utérine (GEU) ou d'interrompre une grossesse non viable. L'IVG médicamenteuse est donc généralement débutée après réalisation d'une échographie pelvienne, afin de déterminer l'âge gestationnel de la grossesse et de confirmer sa localisation. Le recours à l'échographie complexifie l'accès aux soins en produisant parfois des résultats non concluants, entraînant des retards de prise en charge, des examens répétés et inconfortables, ou encore des investigations complémentaires inutiles. Jusqu'alors il n'existait pas d'essai contrôlé randomisé comparant l'IVG médicamenteuse précoce, avant que la grossesse ne soit visible à l'échographie, à l'attitude expectative consistant à attendre la confirmation de la localisation intra-utérine. Des études de cohortes rétrospectives suggéraient une efficacité de l'IVG précoce, définie par une expulsion complète du produit de conception sans recours à une aspiration chirurgicale, entre 85,4% à 98,2%, sans différence significative avec l'IVG standard. Une étude randomisée était attendue afin de confirmer la validité des recommandations existantes.
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