| Titre : | Inégalités de participation au dépistage du cancer du col de l'utérus en France : rôle de l'orientation sexuelle, des pratiques sexuelles et des antécédents de violences (2026) |
| Titre original: | Inequalities in participation in cervical cancer screening in France: the role of sexual orientation, sexual practices and history of violence |
| Auteurs : | C. AUDIGER, Auteur ; S. BARRE, Auteur ; L. RIGAL, Auteur |
| Type de document : | Article : Article de périodique |
| Dans : | BULLETIN EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE (N° 12-13, 26 mai 2026) |
| Article en page(s) : | pp.274-280 |
| Langues: | Français ; Anglais |
| Index. décimale : | 315 (Cancer des organes génitaux) |
| Catégories : | |
| Résumé : |
Introduction
Le cancer du col de l’utérus reste un enjeu majeur de santé publique, bien que largement évitable grâce à la vaccination et au dépistage. En France, malgré la généralisation du programme national de dépistage organisé (PNDOCCU) en 2018, la participation demeure insuffisante et marquée par des inégalités sociales et comportementales. Certaines dimensions individuelles, comme l’orientation sexuelle, les pratiques sexuelles ou les antécédents de violence influençant cette participation, restent peu explorées dans les études françaises. Méthode Cette étude analyse les déterminants individuels associés à la participation au dépistage parmi 3.481 femmes âgées de 25 à 65 ans ayant déjà eu des rapports sexuels. Les données sont issues de l’enquête nationale "Contexte des sexualités en France" (CSF-2023). La variable d’intérêt était la réalisation d’un test de dépistage dans les trois dernières années. Des analyses univariées, puis multivariées ajustées sur l’âge, le niveau d’études et la santé perçue ont été conduites, complétées par une stratification selon la vie en couple. Résultats Au total, 81,9% des participantes déclaraient être à jour de leur dépistage. En analyses multivariées, la participation changeait selon l’âge, le niveau d’études, la situation conjugale et plusieurs dimensions sexuelles : sexualité active dans l’année, considération de l’importance d’avoir une vie sexuelle pour se sentir bien et pratiques bucco-génitales. Une moindre participation était observée chez les femmes homosexuelles et celles ayant subi des violences sexuelles. Conclusion Ces résultats soulignent l’importance de dimensions intimes rarement étudiées en France et invitent à adapter les messages et les pratiques professionnelles pour améliorer l’équité du dépistage. |
Exemplaires (1)
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