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Résumé :
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Cet article ne prétend pas faire le tour de la question de l’expression du genre en centre fermé pour garçons, que du contraire, tout reste à faire. Il n’a pour ambition que d’initier la réflexion, déjà largement entamée par d’autres chercheurs et chercheuses dont l'auteure n'a pu donner ici qu’un très petit échantillon. Cette réflexion doit encore être nourrie et développée davantage. Elle permet de formuler plusieurs questions : comment les rapports de genre peuvent-ils être travaillés en IPPJ, avec les jeunes? Les violences de genre doivent-elles être nommées, expliquées? Comment la sexualité (et particulièrement la sexualité en construction, à l’adolescence) peut-elle être abordée? Comment les adultes font-ils modèles ou contre-modèles pour la construction du genre des jeunes? Comment la mixité des équipes éducatives peut-elle être intégrative et pas additionnelle aux pratiques éducatives masculines en place depuis longtemps? Quelles sont les formations accessibles aux membres du personnel d’IPPJ pour se former à une éducation inclusive? Comment intégrer la prise en charge des jeunes qui s’écartent des standards de la masculinité hégémonique (jeunes transgenres, en transition ou en questionnement vis-à-vis de son identité de genre, jeune homosexuel, asexuel, bisexuel…)?
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