Titre : | Vaccins papillomavirus : bilan 2014 des effets indésirables (2015) |
Dans : | PRESCRIRE (N° 375, Janvier 2015) |
Article en page(s) : | pp.19-29 |
Langues: | Français |
Index. décimale : | 36 (IST) |
Catégories : | |
Résumé : |
Mi-2013, environ une quarantaine de millions de personnes avaient été vaccinées dans le monde avec le vaccin papillomavirus 6, 11, 16, 18. Le vaccin papillomavirus 16, 18 est moins utilisé. Les bilans des effets indésirables des vaccins papillomavirus sont étoffés régulièrement avec les résultats d'études épidémiologiques, les bilans d'agence, les rapports périodiques actualisés de pharmacovigilance.
Des cas d'atteintes neurologiques centrale et périphérique et de maladies auto-immunes chez des personnes vaccinées par un vaccin papillomavirus continuent d'être notifiés et enregistrés par des agences du médicament dans le monde. Les données épidémiologiques concernant le vaccin papillomavirus 6, 11, 16, 18 sont nombreuses et ne montrent pas de signal particulier sur ce point, y compris 3 nouvelles études épidémiologiques rassemblant plus de trois millions de jeunes femmes vaccinées. Au total, une augmentation des atteintes neurologiques ou auto-immunes par le vaccin papillomavirus 6, 11, 16, 18 apparaît peu probable. Le taux de notification des chocs anaphylactiques graves avec le vaccin papillomavirus 6, 11, 16, 18 a été similaire à celui d'autres vaccins utilisés dans les mêmes tranches d'âge. Des syncopes, des syndromes douloureux "complexes" rapportés après vaccination semblent plus liés au geste vaccinal qu'au vaccin lui-même. En pratique, fin 2014, les données d'expositions aux vaccins papillomavirus 6, 11, 16, 18 et 16, 18 augmentent, ainsi que le recueil d'effets indésirables. Ils ne montrent pas de différence majeure par rapport aux précédents bilans, ni de signal particulier d'effets indésirables disproportionnés. Les vaccins papillomavirus diminuent la fréquence des lésions dites précancéreuses du col de l'utérus, mais on manque de recul pour savoir si cela va se traduire par moins de cancers invasifs du col de l'utérus. La réduction de l'incidence des cancers invasifs du col repose principalement sur le dépistage des cancers du col de l'utérus, qui, fin 2014, reste encore à organiser à l'échelle nationale en France. |
Note de contenu : | Bibliographie + |
Exemplaires (1)
Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité | Caution pour l'emprunt |
---|---|---|---|---|---|---|
6071 | PRE | Périodiques | CEDIF Bruxelles | Périodiques | Consultation en salle de lecture Exclu du prêt |